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Personnalités

Augustin Serre, dit Mathieu

Augustin Napoléon Serre est né le 1er juin 1836 à Mantes-la-Ville. Son père, Pierre Augustin Serre, est maçon, sa mère, née Marie Honorine Gautier, est couturière.

Autodidacte, Augustin Serre n'aura de cesse de promouvoir l'éducation populaire et la laïcité. Ces convictions guideront ses différents engagements en faveur de ses concitoyens. C'est ainsi qu'il sera l'un des initiateurs des cours pour adultes organisés à Mantes-la-Ville à partir des années 1868. En effet, à cette période ils sont encore nombreux à n'être que peu, voire pas du tout, alphabétisés.

Fidèle à ses convictions laïques et républicaines, Augustin Serre tentera de promouvoir de son mieux la généralisation de l'instruction publique laïque à Mantes-la-Ville. Dès le 1er janvier 1879, l'instruction devient gratuite dans l'école publique communale de garçons. Cette école était tenue dans des locaux qui, même pour les critères du XIXe siècle, étaient insalubres. Il devenait urgent de chercher à construire une nouvelle école. Durant toute l'élaboration du projet qui devait mener à la construction de la mairie-école, Augustin Serre insistera pour que soient établies deux écoles, l'une de garçons et l'autre de filles, à cette époque où la mixité scolaire n'était pas de mise en France. Il faut se rappeler qu'avant les lois Jules Ferry de 1881, la scolarité des filles était souvent négligée.

Le 3 décembre 1881, le conseil municipal se prononce en faveur de la proposition Serre et du projet d'école de garçons et de filles.

Lors de l'affaire Dreyfus, Augustin Serre se prononça fermement en faveur du capitaine Alfred Dreyfus.

Homme de convictions, Augustin Serre, ou plutôt "Mathieu", comme tout le monde l'appelait, consacra sa vie entière à la défense de ses idéaux. Il ne se maria jamais et n'eut pas d'enfants. Il aimait raconter des histoires aux petits Mantevillois, qui pour aller le voir, n'hésitaient pas à désobéir à leurs parents. En effet ceux-ci ne voyaient pas toujours d'un très bon oeil ce vieil original, et défendaient à leurs enfants de fréquenter le vieux "Mathieu les puces". Augustin Napoléon Serre finit sa vie dans la misère. Il mourut le 3 juillet 1899 à "l'hôpital-hospice des vieillards et enfants indigents", rue du faubourg Saint-Lazare (actuel boulevard Duhamel à Mantes-la-Jolie).

Un an après son décès, ses amis de la Libre Pensée lui érigèrent un monument funéraire. Celui-ci est toujours visible au cimetière de Mantes-la-Ville.

André Brochant de Villiers

André Brochant de VilliersAndré Jean-Marie Brochant de Villiers est né le 6 août 1772 à Mantes-la-Ville, au château de Villiers, propriété familiale. Son père, ancien magistrat au Parlement de Paris, meurt alors qu'il n'est encore qu'un enfant.

Très tôt attiré par l'histoire naturelle, André Brochant de Villiers est accepté en 1793 à l'école des Ponts et chaussées, avant d'intégrer en 1774 la première promotion de l'École des Mines. Chargé des leçons de minéralogie et de géologie, il devient en 1816 membre de l'Académie des sciences. Après avoir été directeur de la Verrerie de Saint-Gobain, il est nommé Inspecteur général des Mines en 1824.

En 1835, André Brochant de Villiers quitte la chaire de minéralogie et géologie qu'il occupait depuis plus de 30 ans. Lui succèdent Armand Dufresnoy (pour la minéralogie) et Elie de Baumont (pour la géologie), qui avaient été ses élèves avant de devenir ses collaborateurs pour l'élaboration de la "Carte géologique de la France". Cette carte, résultat de près de 20 ans de recherches, ne sera publiée qu'après sa mort. Il décède en 1840.

Ces nombreuses activités scientifiques ne l'empêchent pas de se consacrer à la vie de sa commune natale. Maire de Mantes-la-Ville durant près d'un quart de siècle, de 1808 à 1831, André Brochant de Villiers fut également l'instigateur de la première école de filles de Mantes-la-Ville, tenue par des religieuses, qu'il fit construire en 1829.

René Martin

M.MartinRené Martin nous a quittés le 20 décembre 2010 dans sa 92ème année. Beaucoup de mantevillois ont été marqués par son passage dans le mantois.

Il naquit dans une famille modeste une semaine après la date de l'armistice de la première guerre mondiale. Son père meurt alors qu'il n'a que neuf ans. Malgré cette tragédie, à 11 ans, il sera reçu premier du canton au certificat d'études primaires. Boursier, il pourra ainsi réaliser son voeu : être instituteur.
Il a marqué l'histoire du Mantois à plus d'un titre : enseignant, militant syndical, résistant puis élu. Il adhère au Parti Communiste en 1937 et unifie la résistance dans le Mantois au titre du Front National pour la Libération de la France. En 1944, il deviendra Président du comité de libération de Mantes.

Très attaché jusqu'à la fin de sa vie aux valeurs de gauche, il a consacré une partie de sa retraite à l'écriture et a publié plusieurs livres sur la résistance dans le mantois et sur l'histoire de Mantes avec le groupe de recherches et d'éditions mantaises (GREM) dont il était président.

Profondément humaniste, il a gardé jusqu'à la fin de sa vie l'espoir de la capacité de la gauche à construire une société de justice sociale pour laquelle il a combattu jusqu'au bout.
Il avait reçu en octobre 1988 la distinction de chevalier dans l'ordre de la légion d'honneur des mains du colonel Rol-Tanguy, le Libérateur de Paris.
Un hommage lui a été rendu le 29 décembre 2010 par ses camarades.

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