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Les vignes de Mantes-la-Ville

Un peu d'histoire...

Les origines de Mantes-la-Ville

L'origine du nom : de Mantelaville à Mantes-la-Ville

L'origine du nom de Mantes viendrait du latin "Medenta". Son étymologie ferait référence à la notion de "protection" : Mantes serait une protection avancée sur la Seine, et Mantes-la-Ville l'exploitation agricole située dans les environs de celle-ci, et l'alimentant. Il est à noter que les deux communes (Mantes-la-Ville et Mantes-la-Jolie) ont toujours été indépendantes l'une de l'autre.

Dans la seconde moitié du XVIIIè siècle, l'orthographe Mantelaville commence à se raréfier au profit de Mante-la-Ville qui se généralisera au XIXè siècle. Très rapidement, un "s" apparaîtra pour en arriver à l'orthographe actuelle Mantes-la-Ville.

Mantes-la-vigne...

Si l'on comprend la particule Ville du nom Mantes-la-Ville, selon sa signification en latin, Villa signifie domaine agricole. En effet, Mantes-la-Ville a longtemps été un village agricole.
"Medenta Villa" était à l'origine un village rural habité dès le Vè siècle comme l'ont révélé des fouilles archéologiques. Traditionnellement, les vignerons, agriculteurs et meuniers de "Mantelaville" non seulement alimentaient leurs voisins de "Mante" mais au-delà, exportaient leurs productions vers Paris et la Normandie par la Seine, à une époque ou le transport fluvial constituait la plus sûre et la plus rapide des voies de communication.
L'activité principale a été longtemps la vigne située dans la vallée de la Vaucouleurs ainsi que dans les quartiers des Cordeliers, des Martraits et de Saint-Jacques. Il faut préciser que jusqu'au XIXè siècle, ces quartiers étaient situés sur le territoire de Mantes-la-Ville. Le vin blanc traditionnel de Mantes-la-Ville était consommé non seulement dans le Mantois, mais jusqu'à Paris, où on le retrouvait sur les tables royales, et en Normandie. Mais à partir du XIXè siècle, les vignes mantevilloises produisirent un vin rouge de plus en plus limité à une consommation locale et familiale.
La perte de qualité du vin, la concurrence du cidre comme boisson quotidienne, et les possibilités nouvelles qu'offrait la demande en fruits et légumes des marchés parisiens pour alimenter une population de plus en plus nombreuse, contribuèrent à la diversification de l'agriculture mantevilloise vers les produits maraîchers, les fourrages et l'élevage.

Douze moulins étaient établis sur la Vaucouleurs. Les femmes apportaient un revenu supplémentaire à leurs familles en s'occupant de petits Parisiens, placés en nourrice à la campagne par un réseau qui les amenaient à bord des embarcations circulant sur la Seine.

Mantes-la-Ville et la modernité

L'arrivée du chemin de fer et la création de la gare de Mantes Station représentent une étape charnière qui a permis le développement industriel et urbain de Mantes-la-Ville
Après une courte période morose pour les activités agricoles, le chemin de fer offre, dès le milieu du XIXème siècle, de grandes perspectives de développement grâce à l'accroissement prodigieux des possibilités de déplacement, tant des personnes que des marchandises. Les deux phénomènes sont d?ailleurs liés car le train amène aussi la main d'oeuvre qui travaille dans les nouvelles usines.

Premières conséquences économiques de l'arrivée du chemin de fer

Le chemin de fer, en permettant la circulation des vins de qualité produits dans d'autres régions de France, porte un coup fatal aux débouchés des vins récoltés dans le Mantois. Mais ce déboire économique est vite compensé par l'industrialisation.

Les implantations industrielles anciennes se font à proximité des gares. Il en est ainsi des industries liées directement au chemin de fer, telles la Compagnie Industrielle de Matériel de Transport (CIMT) : cette entreprise de construction et de réparation de matériel de chemin de fer, originaire de Saintes en Charente-Maritime s'implante à Mantes-la-Ville en 1928.

En outre, le chemin de fer favorise également d'autres implantations. En particulier les factures d'instruments de musique, activité qui est devenue une caractéristique identitaire de Mantes-la-Ville, s'installent à proximité de la gare de Mantes-Station : Buffet-Crampon en 1850, la lutherie Dolnet en 1880 (cette entreprise n'existe plus) et Selmer en 1919.

Des conséquences sur le développement urbain de Mantes-la-Ville

Le train entraîne l'arrivée de populations qui choisissent la région. Celle-ci offre des possibilités de logement relativement peu onéreuses, tout en permettant de travailler à Paris ou en première couronne. Ce sont plutôt des employés ou des cadres exerçant une profession dans le secteur tertiaire (administration, professions libérales et leurs collaborateurs, grands magasins parisiens...), entraînant la construction d'un habitat pavillonnaire.

De nouvelles industries se sont implantées grâce au chemin de fer. Les industriels logent souvent leur personnel, ce qui les conduit à créer des "cités ouvrières", telles que celles qui ont abrité les ouvriers de la CIMT.

Industrie et urbanisation
Une structuration directe de l'urbanisation

L'industrie exerce une influence directe sur le développement urbain. Mantes-la-Ville est un exemple typique de cet aspect. La Route de Houdan et l'Avenue Jean-Jaurès ont d'abord été tracées ou élargies pour relier le vieux bourg aux gares, ce qui a conduit à un développement de l'habitat à leur proximité.

Outre les entreprises citées ci-dessus, s'implanteront également à Mantes-la-Ville la briqueterie (puis tuilerie à partir de 1868) Cauzard-Blanchard en 1860, qui exploitera la carrières des Orgemonts, ainsi que la filature Le Blan en 1916 qui reprendra les locaux d'une ancienne manufacture de chapeaux. Mantes-la-Ville connaîtra également des industries chimiques telles les peintures Minsen (devenues Herberts par la suite) et surtout l'usine de la Cellophane, en 1926. De même, la CIMT, compagnie industrielle de matériel de transport, chargée des réparations ferroviaires, sera très importante à Mantes-la-Ville à partir de son installation, en 1929, jusqu'en 1955 où elle fermera ses portes (elle sera remplacée par Sulzer). Comme les filatures Le Blan, la CIMT et la Cellophane ne se contentent pas d'employer la population locale : ces entreprises s'efforcent également de loger leurs ouvriers, de promouvoir les jardins ouvriers ainsi que la vie associative et sportive.

Après la seconde guerre mondiale, le problème du logement va devenir crucial. La position géographique de la commune, entre Paris et la Normandie, qui fut le moteur de son développement économique, lui a valu d'être très sévèrement bombardée pendant les combats de la Libération. La reconstruction et ses chantiers attirent une main d'oeuvre nombreuse, issue de l'exode rural dans un premier temps, et de l'immigration dans un second temps. L'accroissement démographique nécessite la construction de logements. De plus, cette génération de l'après-guerre ne se satisfait plus des conditions de vie rustiques, pour ne pas dire insalubres, de leurs parents. Ils aspirent à un confort "moderne" : salle de bain, eau chaude...

Les anciennes zones agricoles vont peu à peu se reconvertir en zones pavillonnaires et résidentielles : la cité des Orgemonts, les Bâtes et les Barbiettes dans les années 50. Les années 60 voient s'élever des immeubles qui, s'ils sont maintenant décriés, ont été à l'époque le symbole d'un mode de vie contemporain : les Brouets en 1960, les Merisiers en 1962, les Plaisances en 1967... Puis dans les années 80, le Village et le Domaine de la Vallée (Hauts-du-Domaine : zone pavillonnaire et Bas-du-Domaine : habitat collectif, social).

Mantes-la-Ville s'étend, son nom de "-la-Ville" est bien loin de la ferme d'origine... mais correspond bien à la signification actuelle du mot "ville".

Les années 60 et 70 voient l'apogée industrielle de Mantes-la-Ville, encouragée par la construction de l'autoroute A13, qui coupe la ville en deux, mais devait en contrepartie encourager son développement économique. L'industrie mantevilloise tourne alors à plein régime : la Cellophane, Sulzer, Selmer, Buffet-Crampon, en témoignent.

Désindustrialisation et perspectives d'avenir

Amorcé par les chocs pétroliers des années 70, le déclin industriel n'épargne pas Mantes-la-Ville. Petit à petit, la ville change de visage. Elle n'est plus uniquement ouvrière. La population de plus en plus diplômée et les projets élaborés dans le cadre de la communauté d'agglomération laissent présager un regain du dynamisme économique de la commune, autour du parc d'activité de la Vaucouleurs, de l'espace Sulzer, et du futur pôle universitaire du Mantois.

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